LOTUS XXV (1963-1965)

Publié le par Boris Bourget

LOTUS

XXV           Grande-Bretagne

Pour la gloire de Clark

 
 
FICHE TECHNIQUE
Marque: Lotus Allumage: électronique
Type: XXV (25) Transmission: 5 rapports (Hewland)
Moteur: Conventry-Climax V8 Pneumatiques: 5.00 x 15
Cylindrée: 1 495 cm³ Empattement: -
Alésage x course: 67.94   x 51.56   mm Voie AV / AR: -
Puissance: 198 ch. à 9 500 tr/min Longueur/Largeur: -
Alimentation: Injection Poids: 455 kg
Distribution: 4 arbres à came en tête Vitesse maxi 270 km/h environ
 
 

LES TITRES DU TEAM LOTUS

L'écurie de Colin Chapman a remporté le Championnat du Monde des constructeurs de F1 à 7 reprises, en 1963, 1965, 1968, 1970, 1972, 1973 et 1978. Notons que, lors de cette dernière année, Lotus réussit 8 pole positions successives. 

 
Parmi toutes les monoplaces de Formule 1 qui se sont couvertes de lauriers, la Lotus XXV a Une place à part. C'est la voiture qui a permis à deux reprises (1963 et 1965) au grand Jim Clark d'être couronné champion de monde des conducteurs.

 

 
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LA NAISSANCE DE LOTUS

Anthony Colin Bruce Chapman construit sa première voiture en 1948. C'est une " Spécial Chapman " sur base Austin Seven. Ce n'est pas encore une voiture sophistiquée mais bien un de ces engins bizarres avec les que1s les jeunes Britanniques, au sortir de la guerre, s'amusent dans les champs et les bois. La discipline s'appelle " trial " et se court en tous terrains. Immédiatement, Colin Chapman baptise sa voiture Lotus, mais il s'est toujours refusé à dire pourquoi. La firme Lotus était née, mais Colin ne savait pas encore qu'il allait faire de l'ombre à Ferrari et accumuler sept titres de champion du monde des constructeurs, entre 1963 et 1978.

Colin Chapman créa la Lotus Engineering Company en 1952 et courut ses premières courses sur ses voitures en 1954. Après quelques voitures de sport, Colin fabriqua une monoplace de Formule 2 pour la saison 1956, la lotus 11 avec laquelle son fondateur remporta la course de Brands Hatch. La saison suivante, la Lotus 12 manque de peu la victoire à 4 reprises. Et l'année suivante, elle fait son entrée en Formule 1.

 
 

L'ARME ABSOLUE

On se souvient qu'en 1961 Ferrari domine largement le championnat avec sa 156. A la fin de la saison, Coventry-Climax dévoile son moteur 8 cylindres qu'il livrera à Cooper et à Lotus. Ce sera l'arme absolue. Mais un bon moteur, fût-il V8, ne peut rien sans l'alliance d'un châssis bien né. A Zandvoort, le 17 mai 1962, Chapman découvre la Lotus XXV, qui n'est plus à châssis tubulaire mais possède un superbe châssis multicoque réalisé de plusieurs éléments en caissons, dont le principal fait office de réservoir d'essence. Le constructeur britannique, au lieu de créer un châssis en tubes complexes et de boulonner dedans un réservoir, avait imaginé un réservoir qui faisait office de châssis. Génial ! Avec cette voiture, qui, en évoluant, prendra la dénomination XXXIII, Jim Clark remportera treize victoires, sera quatre fois second, et sera sacré deux fois champion du monde des conducteurs.

Le moteur Coventry-Climax à huit cylindres en V était un élément important de la Lotus XXV. Il est amusant de penser que le moteur de la Lotus XXV fut élaboré chez un fabricant de chariots élévateur et de pompes à incendie La firme Coventry-Climax a pourtant généralisé nombre de moteurs de hauts rendements pour la compétition de 1957 à 1966. Ces moteurs entrés dans la légende de la course automobile, étaient signés Walter Hassan.
 
 

La Lotus XXXIII, Evolution direct de la XXV.
 
LE DÉBUT DE L'EPOPE LOTUS EN FORMULE 1

Pour sa première saison, Lotus fera son entrée dans les points lors du GP de Belgique et la 4ème place de Cliff Allison. La saison suivante, c'est Innes Ireland qui donnera à l'écurie les points au championnat. En 1960, Lotus hérite du champion sans couronne, Stirling Moss. Avec le modèle 18, Stirling va remporter la première victoire de la firme sur le difficile circuit de Monaco, puis termine la saison en remportant le GP des Etats-Unis. Cette même année, un autre pilote arrive dans l'écurie, Jim Clark, qui avait accroché Colin Chapman lors d'une course à Brands Hatch. Pas trop rancunier, Colin décide de faire courir l'écossais, qui restera fidèle à l'écurie jusqu'au bout. Lotus devient vice-champion des constructeurs.

En 1961, un changement de réglementation avantage les Ferrari, mieux préparées. Les Lotus sont contraintes d'utiliser des moteurs Climax adaptés aux F2. Mais Moss n'a pas dit son dernier mot. Il remporte la victoire à Monaco, puis plus tard dans l'année en Allemagne. De son côté, Clark décroche deux podiums. Et à la fin de la saison, les Ferrari ayant décidées de ne pas courir la course américaine après la mort de Von Trips, Innes Ireland va décrocher son unique victoire. La saison suivante, les Lotus redeviennent compétitives, et Jim Clark va remporter 3 courses. Mais son manque de régularité l'empêchent d'obtenir le titre, aux dépends de Graham Hill, tandis que l'écurie termine seconde au championnat pour la 3ème année consécutive.

La saison 1963 sera enfin la bonne. Jim Clark, au volant de la Lotus 25, va écraser la concurrence, en remportant 7 des 10 courses de la saison, jamais un pilote n'avait réalisé pareille performance depuis Ascari en 1952. Jimmy décroche le titre mondial et à lui tout seul, il offre à Lotus la couronne constructeur. Petit incident de parcours en 1964, Clark démarre bien la saison, mais au final c'est Surtees et Ferrari qui décrochent la victoire à la fin. Clark se rattrapera en 1965, tout comme il y a deux ans, Jim écrase la concurrence avec six victoires et offrit à lui et à son écurie un autre titre mondial, il remportera également les 500 Miles d'Indianapolis. En 1966, les Brabham-Repco seront les meilleures voitures, Clark ne remporte qu'une victoire, aux USA, avec un moteur BRM H16. La saison suivante, si les Brabham sont toujours devant, Clark remporte tout de même 4 victoires et se replace en position de force. Mais au début de l'année 1968, Jim Clark se tue lors d'une course en Allemagne, c'est Graham Hill qui devient leader de l'écurie et avec 3 victoires, devient champion du monde, et l'écurie aussi. Cette année-là, les Lotus deviennent sang et or, aux couleurs du premier sponsor extra-sportif de la F1, Gold Leaf et les ailerons font leur apparition.

 
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